Vous êtes ici : Accueil > A proximité > Actualités locales > Culture de la Betterave dans l’Eure : une filière challengée

Culture de la Betterave dans l’Eure : une filière challengée

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page
Culture Betterave Eure filière challengée

La campagne betteravière est en cours dans l'Eure. Des dispositions sont prises pour réduire les nuisances dues aux transports et préserver la filière face à la jaunisse virale.

Les déplacements des convois agricoles et des camions de transport de betterave se font plus denses, dans l’Eure, depuis la fin du mois de septembre.

Dans ce contexte, les Chambres d'agriculture de Normandie ont organisé le 3 novembre 2020, en lien avec la Confédération des Planteurs de Betterave (CGB) et Saint-Louis Sucre (SLS), une conférence de presse à distance.

L'événement a réuni des acteurs locaux et 5 journalistes (rédactions : L’Impartial, L’Eure Agricole, Paris-Normandie, France Bleu Normandie, La France agricole).

Ce rendez-vous a été l'occasion de parler des mesures mises en place pour alléger les nuisances dues aux collectes, ainsi que les défis rencontrés par la filière.

Cette année, la campagne betteravière représente :

  • Environ 1,4 millions de tonnes de betteraves transporté par l’usine d’Etrépagny du groupe Saint-Louis Sucre (SLS) du 1er octobre au 10 janvier 2021
  • Soit environ 550 camions de betteraves par jour 
  • 2 500 tonnes de sucre produites en moyenne par jour
  • Plus de 1 500 emplois sur le territoire (100 salariés permanents, 420 personnes à temps plein pendant la campagne et 1 100 emplois induits)

 

Des dispositifs pour améliorer le ramassage et réduire les nuisances

  • Planning d’approvisionnement (SLS) pour coordonner les arrachages de betteraves, les ramassages et acheminements jusqu’à la sucrerie d’Etrépagny.
  • Aménagement des espaces avec des silos sécurisés, pour que les chargements de betteraves s’effectuent dans le respect du code de la route et en toute sécurité.
  • Bâchage des silos de betteraves exposés aux aléas climatiques pour les protéger contre le gel et pour optimiser les opérations de déterrage.
  • Déterrage propre avec l’utilisation d’avaleurs de silos ou déterreurs à trémie pour éliminer un maximum de terre du silo et la laisser aux champs.

Une récolte particulière

Les récentes sécheresses estivales, le réchauffement climatique et, surtout, la jaunisse virale menacent la culture de betterave sucrière.
Les acteurs de la filière ont à cœur d’œuvrer à sa pérennisation, face à une récolte qui s’annonce « catastrophique […]. Du jamais-vu depuis 20 ans pour certains agriculteurs », d’après Alexandre Quillet, représentant de la CGB et Président de l'Institut technique de la betterave (ITB). 

Solutions envisagées : 

  • Mise en place d’un plan national de recherche et innovation en France (PNRI) pour trouver des solutions 
  • Utiliser les néonicotinoïdes en attendant 
  • Travail sur des alternatives via des produits de biocontrôle, le recours aux plantes répulsives, etc. afin de concilier agroécologie et économie