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Un début d’automne mitigé

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Une pousse de l'herbe qui tourne au ralenti.

La moyenne de croissance des sites normands est de 18 Kg MS/ha/jour cette semaine. Les températures, le vent et le raccourcissement des derniers jours n’ont pas favorisé la prairie.

 

Face à ce constat, il s’agit d’adapter le pâturage et  d’éviter l’accès des animaux dans des parcelles en cours de "repousse" ou sans herbe. La rotation des parcelles doit s’accélérer tout en évitant des situations de surpâturage (soit moins de 5cm). 

Néanmoins, la pluviométrie des derniers jours pourrait favoriser une repousse d’automne. Celle-ci permet en effet d’économiser des concentrés lorsque la part d’herbe est supérieure à une demi-ration. De plus, l’herbe pâturée reste la plus économique 12€/TMS, trois fois moins cher qu’une herbe récolté pour l’ensilage. 

L’heure du bilan fourrager

Avec l’ensemble des stocks disponibles sur votre exploitation en octobre, il peut être utile de réaliser un bilan fourrager. Ce temps permet de vérifier votre quantité de fourrage pour vos animaux, de réajuster les assolements, d’envisager des dérobées par exemple en cas de déficit (jusqu’à 5TMS récoltable en mai) et de répartir les stocks par ateliers. Dans un premier temps en fonction de vos lots d’animaux, vous calculez leurs besoins en matière sèche.  Puis vous estimez les stocks, en calculant la quantité disponible d’herbe, de maïs, foin … N’oubliez pas de déduire 10 à 15 % de perte dans les fourrages récoltés. 

Enfin vous estimez les quantités valorisables par le pâturage, en calculant les ares par vache et la croissance moyenne de vos prairies. Ce calcul vous permettra d’équilibrer vos besoins en fourrage et de vous sentir plus serein pour la saison.


 

Témoignage

Emilie Macé, Beuzeville (27)

"Je pratique le pâturage tournant dynamique depuis 5 ans sur mon exploitation. Mon troupeau de brebis est divisé en 2 lots de 150 brebis chacun. Le parcellaire est découpé en deux îlots qui eux-mêmes sont redécoupés en 15 paddocks en moyenne. La surface moyenne des parcelles est de 1 hectare. Chaque troupeau pâture sur un îlot mais toutes les brebis ne sortent pas en même temps : la mise à l’herbe du premier lot s’effectue autour du 15 février tandis que le second lot sort vers le 15 avril, après la période d’agnelage. A cette date, l’herbe est trop haute donc le surplus d’herbe est fauché pour constituer les stocks fourragers. Le temps de séjour par paddock est égal à 1 journée voire 2 jours au moment du pic de croissance de l’herbe. 

Le pâturage des ovins est très ras par rapport à celui des bovins. La hauteur d’entrée dans les paddocks est comprise entre 5 et 7 cm et la hauteur de sortie correspond à 2 cm environ. J’utilise l’herbomètre au printemps pour me donner des repères, ensuite je gère la rotation des paddocks visuellement. Mes brebis pâturent toute l’année et elles ont accès aux bâtiments pour l’agnelage uniquement. Cependant, les clôtures sont démontées durant la période hivernale pour que les ovins accèdent à l’intégralité de l’ilot. L’objectif est d’éviter le piétinement et la dégradation des prairies. 

Au pâturage, je surveille mes animaux régulièrement pour éviter les problèmes de parasitisme. Lorsque le temps de séjour par paddock est de 2 jours, le temps de rotation s’allonge à 30 jours pour casser le cycle du vers qui est de 21 jours. En revanche, lorsque le troupeau reste 1 journée dans un paddock, des coproscopies sont réalisées sur les brebis qui ont 3 ans. Les jeunes animaux âgés de 1 à 2 ans sont surveillés quotidiennement car le système immunitaire est peu développé. Souvent, un vermifuge leur est administré au cours de la saison de pâturage."

 

Claire CARAES - Chambre d’agriculture de Normandie

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