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Vers un nouvel agrocarburant issu de cameline ?

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agrocarburant Cameline

Chambres d’agriculture de Normandie s’engagent dans un projet d’expérimentation de la cameline en partenariat avec la coopérative de Creully et Agrial.

La cameline, de son nom scientifique Camelina Sativa, est une crucifère dont les dernières traces de culture en France à grande échelle remontent à la fin du XIXe siècle.
Toutefois, le contexte économique, climatique et environnemental actuel pourrait replacer les caractéristiques agronomiques de cet oléagineux sur le devant de la scène.

C’est pourquoi les Chambres d’agriculture de Normandie s’engagent dans un projet d’expérimentation en partenariat avec la coopérative de Creully et Agrial. Le commanditaire du projet est Saipol, filiale productrice d’agrocarburant du groupe Avril.

Son objectif : produire un agrocarburant de 2e génération pour le marché de l’aviation, non concurrent des surfaces alimentaires et à faible niveau d’émission de gaz à effet de serre. 

Un test sur 3 campagnes

Les partenaires du projet vont tester la production de cameline en interculture sur trois campagnes successives de 2020 à 2022.

Oléagineux à cycle court, la cameline sera semée en couvert végétal (coût de semence identique à un couvert). Si les conditions sont réunies, elle sera récoltée puis commercialisée. La trituration des graines se fera ensuite au sein d’une usine en Normandie.

D’un point de vue agronomique, la plante lève et s’implante rapidement (si présence d’humidité). Pendant l’été, elle résiste bien au sec ainsi qu’aux bio-agresseurs (objectif zéro phyto dans le cadre de ce projet).
Son système racinaire pivotant permet par ailleurs de structurer le sol en profondeur. La cameline est aussi une plante mellifère à une période où peu de cultures sont en fleurs. 

Bien que ce soit une plante à cycle court, son développement en vue d’une récolte au plus tard mi-octobre implique un semis précoce. Cela restreint la zone éligible d’un point de vue climatique au sud de la plaine de Caen. Malgré ces avantages, la possibilité d’intégrer la cameline dans les assolements de la plaine de Caen et du Bessin reste à démontrer.

Les conclusions seront tirées de ces trois années d’expérience.

 

Guillaume Mesnildrey - 02 31 47 22 32