Vous êtes ici : Accueil > Conseils et services > Préserver l'environnement > Pratiques favorables à l'environnement > La production de pomme de terre AB en Normandie

La production de pomme de terre AB en Normandie

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

Contexte et objectif

La demande des consommateurs en pomme de terre biologique est en forte croissance. Que ce soit en circuits courts (vente à la ferme, AMAP...), en circuits longs (GMS, grossistes, négociants...) ou en collectivités, la production de pomme de terre AB en Normandie ne suffit pas à couvrir les besoins du marché.
L’action a pour buts d’optimiser l’itinéraire technique de production par l’acquisition de références locales et d’accompagner les producteurs de pommes de terre vers la production bio.

Les pommes de terre cultivées en Normandie sont soumises à de fortes attaques de bio-agresseurs (mildiou, doryphores, taupin). Elles conduisent à des pertes au champ et à une dégradation qualitative des récoltes. Les solutions autorisées dans le cahier des charges AB pour lutter contre ces bio-agresseurs sont peu nombreuses et peu efficaces (cuivre, Bacillus...).

L’adaptation par la recherche de variétés adaptées à la production biologique est donc le principal levier technique pour lutter contre ces bio-agresseurs et assurer la productivité en conditions hydriques limitantes afin de proposer des produits de bonne qualité gustative et culinaire. Ces références sont essentielles pour les producteurs AB, conventionnels ou porteurs de projet en conversion pour réussir leur production. Elles constituent aussi une base pour réduire les interventions phytosanitaires contre le Mildiou particulièrement.

Description – Mise en œuvre

Etudier le comportement des variétés en conditions de production bio. Connaître leurs caractéristiques agronomiques, qualité de présentation, aptitudes culinaires, sensibilité au mildiou, au taupin, à la gale commune, aptitude à la conservation... Evaluation de 17 variétés sélectionnées et testées pour leur résistance au mildiou, 3 répétitions dans une parcelle convertie en bio.

La sensibilité au mildiou est évaluée à partir de notations sur le feuillage où le pourcentage de destruction est mesuré chaque semaine

Résultats

Diverses notations ont été réalisées en végétation (levée, précocité de tubérisation, senescence du feuillage, mildiou, ...) :

  • Vis-à-vis du mildiou, les résultats montrent un bon comportement des variétés dites tolérantes. Les variétés non tolérantes mais classées peu sensibles sont généralement attaquées de manière précoce et évolutive. Ces résultats montrent l’intérêt de choisir des variétés tolérantes en conduite biologique. Les attaques de taupin ont été importantes : les notations post-récolte permettront de mettre en évidence l’appétence variétale au taupin, ravageur particulièrement présent dans les systèmes de culture biologiques.
  • En termes de durabilité :
    • Economique : recherche de l’efficience dans les systèmes de production bio.
    • Environnemental : préserver la qualité sol (réduire l’usage du cuivre), eau (alternative aux herbicides racinaires) et air (alternative aux fongicides volatiles comme le mancozèbe).
    • Sociale : répondre aux attentes des consommateurs vis-à-vis de la sécurité alimentaire.

Reproductibilité

La conclusion de cette évaluation variétale permettra d’orienter les producteurs ou les porteurs de projets vers des variétés de pommes de terre adaptées à la conduite en bio.

Nous pouvons retenir :

  • les visites d’essais ;
  • les réunions avec les producteurs de l’Association Régionale de la Pomme de terre de Normandie en décembre 2019/janvier 2020 : 190 adhérents au service technique ;
  • la synthèse des essais et note de préconisations sur le choix des variétés de pommes de terre en bio envoyée à tous les producteurs et maraîchers convertis en bio ;
  • La valorisation des références lors des études de conversion en bio ou porteurs de projets. Mise en ligne sur le site web


Contrat d'objectif régional sur les  nouvelles pratiques agricoles

Vous aussi ?

Vous pensez avoir mis en place une ou plusieurs

pratiques favorables à l'environnement ?