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Identification - Traçabilité

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Identification des équins

Déclarer une naissance de poulain

L'identification des équins est gérée par le SIRE de l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation. Chaque éleveur doit déclarer la naissance de son poulain dans les 15 jours au SIRE.

Obligation pour les détenteurs d'équins

Depuis le 25/07/2010, chaque détenteur d’un équin doit s’identifier et déclarer les lieux de détention des équidés auprès de l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation.

Selon le décret ministériel du 17/05/2011 sur les sanctions relatives à la non-déclaration des lieux de détention, les détenteurs d’équidés ne s’étant pas déclarés sont passibles d’une contravention de 3e classe (450 €).

    Cette formalité s’applique à la fois aux détenteurs professionnels (sauf les cabinets vétérinaires et les transporteurs d’animaux), mais aussi aux particuliers détenant des équidés pour le loisir.

    Se déclarer comme détenteur d'équidé (sur le site du SIRE)

    Tout savoir sur l'identification des équidés


    Traçabilité et fin de vie

    Cas des chevaux en Normandie et en France

    L’abattage est un débouché pour 18 528 chevaux en 2012 en France dont 53 % sont de races destinées à la course. En comparaison, 35 370 chevaux ont été équarris en 2012 sur le territoire national, dont environ 3 500 en Basse-Normandie, ce qui est représentatif des 10 % du cheptel équin français que constitue cette région.

    Suite aux différents scandales de l’année 2013, l’acceptation des chevaux à l’abattoir a été restreinte suite à un renforcement de l’application des règles concernant l’âge de l’animal lors de son identification et du suivi médicamenteux indiqué dans le livret. Ces restrictions ont entraîné une diminution de 14 % du nombre d’abattages sur les 4 premiers mois de l’année 2014.

    Un propriétaire peut décider à sa guise de retirer définitivement son cheval de la consommation, en l’indiquant sur le feuillet "Traitement médicamenteux" du passeport du cheval. 

    Cet acte n’est accompagné d’aucune participation aux frais d’équarrissage qui seront à la charge du dernier propriétaire.

    Depuis juillet 2009, l’équarrissage jusqu’alors financé par la collectivité est devenu un service privé, ce qui a entrainé une hausse des tarifs, calculés suivant le lieu de ramassage et le type d’équidé. L’équarrisseur est tenu de respecter le délai de deux jours francs pour venir ramasser un cadavre, puis de renvoyer le passeport du cheval au SIRE pour l’enregistrement de la mort.

    Tout savoir sur les obligations sanitaires d'un détenteur d'équidés

    Gestion de la fin de vie des équidés

    Consommation de viande de cheval en Normandie et en France

    Les flux réels d’animaux destinés à la consommation humaine et les flux potentiels en termes d’approvisionnement ont été étudiés. Des professionnels furent interrogés sur leurs pratiques concernant la gestion de la traçabilité et de la fin de vie des équidés.

    Les nombreuses utilisations du cheval (courses, sports équestres, loisir et travail) et la diversité des acteurs impliquent des pratiques très divergentes pas toujours cohérentes avec les exigences de sécurité alimentaire.

    Consommation de viande chevaline

    La viande de cheval : une viande peu consommée mais qui a de réels atouts

    75 % des 744 personnes interrogées indiquent n’avoir jamais consommé de viande, avec, comme principale raison invoquée (pour les 3/4 d’entre eux), le manque de visibilité et de disponibilité du produit, et les habitudes alimentaires dans l’environnement familial.

    En fait, la viande de cheval est appréciée pour ses propriétés organoleptiques et pour sa qualité nutritionnelle, moins grasse et plus riche en fer que les autres viandes rouges. La majorité des personnes interrogées estime que la consommation de viande de chevaline ne comporte pas plus de risque sanitaire qu’une autre viande.

    Les inquiétudes concernent principalement les traitements vétérinaires et les conditions de transport.

    L’offre doit s’organiser dans un contexte réglementaire complexe

    La traçabilité consiste à assurer, tout au long de la vie de l’animal et jusqu’à l’assiette, le suivi d’un certain nombre d’informations essentielles, notamment sanitaires, pour garantir que la viande soit consommable par l’homme.

    La réglementation en vigueur relative à l’identification des équidés et la gestion de la fin de vie répond bien à cette exigence mais elle est souvent mal comprise et donc mal appliquée.

    Parmi les 122 exploitations enquêtées en Normandie, le Registre d’élevage est présent dans 2/3 d’entre elles mais il est rarement complet. Toutes les exploitations mettent bien en place un suivi de leurs animaux, mais en ne conservant que les informations utiles à leur structure.

    Le Feuillet médicamenteux, outil de traçabilité pour la filière bouchère, est introduit dans tous les livrets (passeports) des équidés car ils sont potentiellement tous destinés à l’abattage. Mais les éleveurs, entraîneurs et gestionnaires de centres équestres, sont peu informés sur le sujet car ils considèrent ne pas être concernés.

    Ce qu’il faut retenir

    Des perspectives de débouchés des chevaux existent

    Seulement 20 % de la viande chevaline consommée en France est d’origine française et près de 30 % des non-consommateurs interrogés sont prêts à consommer de la viande de cheval.

    Valoriser davantage des équidés en alimentation humaine permettrait aux propriétaires qui le souhaitent de solutionner les difficultés économiques de la fin de vie d’équidés réformés.

    Pour que la filière puisse répondre à cette demande, les acteurs devront prendre conscience du fait que la traçabilité ne consiste pas uniquement en un suivi généalogique et sanitaire des animaux dans leur exploitation.

    Aujourd’hui la perception de l’enjeu sanitaire et économique de la traçabilité des équidés est différente selon les utilisateurs successifs du cheval, car ils ne poursuivent pas les mêmes buts.

    Ils doivent désormais comprendre que la traçabilité au sein de l’ensemble de la filière est nécessaire pour garantir une parfaite sécurité alimentaire.

    C’est d’ailleurs pour cela que, dans la continuité de la Loi d’avenir pour l’Agriculture (octobre 2014), des mesures de contrôle sur les obligations sanitaires sont mises en place avec une période de conseil auprès des détenteurs jusqu’à fin de l’année 2015.


    Références et études

    Identification et traçabilité des chevaux en Normandie et en France

    Traçabilité, réforme et fin de vie des équidés. 3 études normandes.

     

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