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Toastage des protéagineux

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Qu’est-ce que le toastage ?

Toaster, c’est chauffer les graines (féverole, pois, lupin…) pour augmenter le taux de protéines assimilables dans l’intestin (hausse des PDIE), par modification des composés organiques, dont les protéines. Des facteurs antinutritionnels sont éliminés et la conservation est assurée avec un taux de MS élevé (6 mois pour des féveroles toastées contre 1 à 1,5 mois pour des féveroles crues).

Le toasteur mobile de la société "Protéa Thermic" , installé sur un camion-remorque, est couplé avec une station de triage, permettant de travailler les mélanges. Un brûleur à fioul insuffle de l’air chauffé à 280 °C sous un tapis perforé, sur lequel passent, de façon continue et en couche mince, les graines qui ressortent à 120 °C dans une remorque ou sur plateforme. Les graines ont besoin de refroidir avant stockage.

Le débit de ce toasteur mobile est de 4 t/h (soit 2 fois plus que l’équipement de la CUMA vendéenne), pour un tarif de 200 €/h l’hiver 2016-2017, soit 50 €/t.

Expérience d'un groupe d'éleveurs laitiers en Normandie

Les origines de la démarche

En Vendée, des agriculteurs accompagnés par le Civam (GRAPEA) dans le cadre d’un GIEE, se sont équipés d’une unité de toastage en Cuma départementale (Cuma Défi85) début 2016. Relayé par la presse, ce projet a soulevé de l’intérêt auprès d’agriculteurs du Calvados et de l’Orne dès l’été 2016.

La Chambre d’agriculture du Calvados a organisé un déplacement en septembre pour les éleveurs adhérents aux groupes lait et culture des deux départements.

Témoignages très encourageants, valeurs alimentaires améliorées… la technique est attractive !

Une partie des 12 éleveurs normands décide d’essayer dès l’hiver suivant. L’entreprise bretonne "Protéa Thermic" vient de s’équiper d’un toasteur mobile. Lors de son passage dans la région, deux démonstrations sont organisées au GAEC Dumont (14), puis à la Ferme de la Mouchère (61) avec 80 participants. Au total, 13 élevages du Calvados et de l’Orne qui ont toasté féverole et/ou lupin, soit autoproduit soit acheté localement, ont été suivis tout au long de l’hiver 2016-2017.

 

Découvrez l'expérience d'un groupe d'éleveurs laitiers en Normandie