Moins d'intrants + d'autonomie

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

Ils témoignent sur des pratiques environnementales

Projet d’exploitation

Antoine et Thomas DELAHAIS nous parlent de leur projet d’exploitation et de leurs motivations.

Qu'est-ce qui a motivé ce changement de système ?

« Depuis l'installation d'Antoine en 1996, nous avons travaillé à limiter l'usage de produits phytosanitaires pour réduire nos coûts de production et augmenter notre marge, tout en préservant la fertilité de nos sols et la qualité de notre eau.
Nous souhaitions poursuivre notre démarche jusqu'à l'agriculture biologique, afin de gagner en autonomie vis-à-vis des herbicides et des concentrés azotés. »

Quelles sont les conséquences sur votre temps de travail et votre qualité de vie ?

« Si la plupart des travaux nécessitent aujourd'hui d'être toujours à deux (distribution du foin depuis le séchoir, chantiers de fauche), notre changement de système nous a globalement permis de nous dégager plus de temps et génère moins de stress, vis-à-vis des aléas climatiques, de la gestion des adventices et des maladies notamment. »

Si c’était à refaire ? Quels enseignements tirez-vous de votre parcours ?

« Nous avions quelques doutes au départ sur l'importance de l'investissement dans le séchoir et la valeur nutritive du foin. Il nous a fallu 2 ans pour bien ajuster notre nouvelle ration.
Nous aurions pu prendre plus de temps en amont pour mieux penser la logistique du séchage, de la distribution et pour mieux nous former, afin de gagner du temps sur la mise en place du nouveau système d'alimentation.
Mais nous sommes très satisfaits de ce changement, qui nous a permis de repenser entièrement et d'améliorer la gestion sanitaire du troupeau laitier.

Propos recueillis par Thomas ROLAND, ingénieur réseau DEPHY