Synthèse des résultats

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

Une diminution des pics de bactéries depuis 2001

Les évolutions induites par les programmes environnementaux tels que la mise aux normes des bâtiments d’élevage sont visibles. La quasi-totalité des exploitations du bassin versant est aujourd’hui aux normes. En parallèle, on observe une amélioration de la qualité bactériologique du cours d’eau : en 2001, 94 % des mesures dépassaient le seuil de qualité « mauvais » du SEQEAU (plus de 2000 unités/100mL). Actuellement, la fréquence de dépassement n’est plus que de 10 %.

 

Une concentration en nitrates d’environ 20 mg/l

Aujourd’hui, le ruisseau du Saultbesnon contient seulement 20 mg/l de nitrate, alors que la norme est de 50 mg/l ! L'augmentation de l'amont vers l'aval des concentrations en nitrates est confirmée. La concentration médiane en nitrates sur ces 7 années évolue de 16 mg/l en S1 à 21 mg/l en S2.

Source : INTERFACE ET GRADIENT ; CRAN, 2014

Phosphore : une pression faible des rejets directs

L'évolution comparée des ortho-phosphates et du Phosphore total souligne le caractère rural de ce bassin versant, avec une pression faible des rejets directs au cours d'eau. Les concentrations en ortho-phosphates sont basses et ne sont jamais majoritaires dans la composition du Ptotal.
Les pics de Ptotal sont également faibles et sont corrélés à une augmentation des matières en suspension (MES) dans la colonne d’eau.

Un agrandissement des exploitations agricoles depuis 2006

Depuis 2006 :

  • la majorité des exploitations de la zone d’étude sont des exploitations individuelles ; cependant, il y a une tendance à la formation de sociétés telles que les GAEC.
  • la SAU par exploitation a augmenté passant de 54 ha en moyenne à 66 ha.
  • la production laitière a considérablement évolué. La moyenne du quota laitier du bassin versant a augmenté de 132000 L.
  • l’utilisation de couverts hivernaux se fait de plus en plus ; 97 % de la surface du bassin, couverte en 2013.


Une évolution plus lente est observée sur la gestion des effluents d’élevage :

 

  • les effluents sont épandus sur maïs et/ou prairies principalement,
  • les échanges d’effluents sont peu pratiqués, cinq exportent du fumier ou du lisier et seulement trois en importent,
  • le raisonnement de la fertilisation se fait en fonction des cultures pour un tiers des agriculteurs enquêtés.

Le contexte économique, catalyseur des changements

Les résultats de l’enquête menée en 2013 apportent aussi des informations sur les différentes motivations des agriculteurs sur certaines pratiques :

  • Le contexte économique est le premier facteur d’évolution des pratiques agricoles. Ce critère est cité par 58 % des agriculteurs ayant changé leurs pratiques en 2011.
  • 27 agriculteurs ont effectué une formation Certiphyto. Il a été mis en évidence un lien entre ces formations et l’augmentation du port de protection individuelle (gants, masques,...). En effet, 90 % des agriculteurs qui ont suivi la formation, utilisent un équipement de protection.

Publications

Contact

Besoin d'informations ?
Un conseil personnalisé ?

FIL D'ACTUALITE

Les Chambres d'agriculture et les Points Accueil Installation de Normandie se sont associés, à l'initiative de MiiMOSA et de la Caisse régionale du...

Les chambres d’agriculture de Normandie soutiennent les Trophées de l'Installation 2018, ce concours, organisé par 6 structures accompagnatrices de...