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Céréales et grandes cultures en bio

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Une grande diversité de systèmes

Comment envisager les techniques sans labour en bio ? Peut-on allonger les rotations et avec quoi ? Comment introduire des cultures "de niche" dans les assolements ?
Autant de questions posées dans le Groupe cultures bio animé par la Chambre d’agriculture du Calvados.

Fin mai 2018, les membres de ce groupe sont allés rencontrer Vincent Seyeux, cofondateur de la société Agrologic, à Nuillé-sur-Vicoin près de Laval. A l’origine, une volonté de diversification des assolements, plutôt axée sur des cultures de printemps, sans gluten : il s’agit d’augmenter la valeur ajoutée avec des productions destinées à la consommation humaine.

Actuellement, chènevis, sarrasin et quinoa sont collectés principalement. L’entreprise, équipée pour le séchage et le refroidissement des graines, stocke, trie et conditionne. La matière première est produite sur 700 hectares de cultures de 30 exploitations contractualisées, majoritairement mayennaises. L’entreprise peut également conditionner du colza, tournesol, lin, lentille, pois chiche, caméline, chia.

Le quinoa, collecté et conditionné par Agrologic, est semé à 45 cm d’écartement et biné

Lors de ce déplacement, les membres du groupe ont également rencontré Patrice Lefeuvre, agriculteur bio en Mayenne. L’échange s’est focalisé sur les techniques de destruction de prairies temporaires, de gestion des intercultures et des adventices. Dans cet élevage laitier bio de 108 ha, la rotation de 8 ans démarre par 4 années de prairie temporaire, puis 4 années de cultures annuelles : blé, maïs grain, associations avoine + féverole, orge de printemps, et quelques hectares de plantes médicinales et épices.

Patrice Lefeuvre nous expose son raisonnement du travail du sol sans labour : destruction des prairies, gestion des rumex

La succession est travaillée quasiment intégralement sans labour, avec des passages de divers outils à dents (scalpeur avec dents à ailettes, cultivateur, dents de "vibroflex"). Pour limiter les rumex, au moins un passage est effectué à 8 - 10 cm de profondeur pour remonter les organes souterrains ; les prairies sont détruites au rotavator aves des lames à 90° pour scalper à 2 cm de profondeur.

Les techniques sans labour vont ici avec une rotation "50 % prairies". Les débats sont axés sur la pérennité des techniques sans labour en bio dans des assolements avec peu d’herbe ni de luzerne….Egalement sur l’intensité du binage : faut-il tout biner ? (garantie de parcelles plus propres ?) Quant aux cultures de diversification : certaines sont vraiment des "niches" ; il convient de s’assurer d’avoir le débouché avant les semis.

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