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Protection des captages

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Lors du Grenelle de l'Environnement et de la conférence environnementale la préservation à long terme des ressources en eau utilisées pour la distribution d'eau potable a été identifiée comme un objectif particulièrement prioritaire. Ainsi, de nombreux captages ont été identifiés comme stratégiques.

L'objectif est d'assurer la protection des aires d'alimentation de ces captages (AAC) en mettant en œuvre des programmes d'actions spécifiques.

Captage d’eau potable

Quelles procédures ?

La démarche de protection d’un captage se déroule généralement en 5 phases. Ce sont les collectivités de l’eau, gestionnaires de la ressource, qui portent la procédure.

Phase 1 : définir le bassin d'alimentation du captage

Ce travail est confié à un hydrogéologue qui s’appuie sur des études, des traçages et sur la nature des sols.

A la différence des périmètres de protection (immédiat, rapproché et éloigné) définis dans les procédures de déclaration d’utilité publique du captage (DUP) et qui visent à protéger le captage des pollutions accidentelles, l’aire d’alimentation de captage délimite la zone qui participe à l’approvisionnement en eau du captage.

Les surfaces contribuant à l'alimentation du captage peuvent être liées à des circulations d'eau verticales, horizontales plus ou moins rapides. La présence de failles, de bétoires et autres altérations karstiques du terrain favorisant des vitesses de circulation de l’eau importantes sont prises en compte.

Phase 2 : caractériser la vulnérabilité du bassin d'alimentation du captage

Cette seconde phase a pour but de caractériser le niveau de vulnérabilité du territoire. Ainsi, grâce à l’observation de plusieurs paramètres (pente du sol, nature du sol, coefficient de ruissellement, épaisseur des formations superficielles, points d’engouffrement, profondeur de la nappe, épaisseur de craie), la vulnérabilité est classée généralement en 3 ou 4 classes (faible, moyenne, forte voire très forte) et cartographiée.

Phase 3 : caractériser les pratiques sur le bassin d'alimentation

Toutes les activités agricoles et non agricoles sont recensées et caractérisées :

  • les pratiques des agriculteurs,
  • des industriels et
  • des collectivités.

Le zonage des activités est croisé avec la vulnérabilité du territoire pour définir les zones où des actions doivent être engagées en priorité.

Phase 4 : proposer un programme d'actions

L'objectif est de définir l'ensemble des actions agricoles et non agricoles à mettre en œuvre pour protéger et améliorer la ressource en eau. Il peut s'agir de mettre en œuvre des aménagements (voir la fiche « Protéger des bétoires ») ou de modifier les pratiques voire les systèmes de productions. Des objectifs d’engagement seront définis action par action.

Phase 5 : mettre en œuvre le programme d'actions

La partie agricole du programme d'actions sera mise en œuvre avec l’appui d’un animateur agricole. Des changements de pratiques, de systèmes, la mise en place d’aménagements, des animations de terrain…

Autant d’actions qui pourront être proposées par l’animateur agricole aux exploitants concernés.

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