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Bovins : reprise en femelles

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Le marché des bovins dans le contexte du coronavirus

A la sortie du confinement, les prix des gros bovins ont marqué une nette reprise, qui s’est confirmée cet été. Depuis juin, les prix sont meilleurs que ceux de 2019.

Les vaches de race à viande sont très demandées. L’amélioration a été moins forte en jeunes bovins mâles, et leurs cotations se dégradent à la rentrée.

 

 

 

 

 

Prix des Gros Bovins

La sortie du confinement a déclenché une réelle reprise sur le marché de la viande bovine à partir de juin. L’activité commerciale était dynamique avec la réouverture des restaurants. Depuis le point bas de mi-avril, les prix ont repris 5 % en moyenne.

La chute des imports de viande en France venant des autres pays européens et la hausse de nos ventes vers l’Allemagne ont été les principaux facteurs de cette embellie inattendue. Tönnies, le plus gros abattoir allemand, a été fermé plusieurs semaines pour cause d’épidémie de Covid parmi ses salariés. Les abattoirs français ont continué à fonctionner et ont pu contenir l’épidémie parmi leur personnel. Les allemands ont été confrontés à une chute des abattages. Ils l’ont gérée en restreignant les abattages de vaches de réforme qui ont dû attendre en ferme quelques semaines. Ils se sont concentrés sur l’abattage des Jeunes Bovins qui a maintenu ses niveaux de sortie. De ce fait la situation du marché européen des Jeunes Bovins est plus difficile, les prix en recul, alors que le prix des vaches connait une embellie.

En France, la chute du débouché Jeunes Bovins a créé une hausse des stocks d’animaux sur pied dans les élevages. Cet excédent s’est résorbé lentement. Il pourrait se recréer avec la dégradation rapide du marché que l’on observe à partir d’août.

Les prix des broutards se sont bien tenus cet été, avant de décrocher nettement à la rentrée. Les difficultés du marché des Jeunes Bovins finissent par se propager au marché des broutards.

En mai dernier, l’Union Européenne a ouvert la possibilité aux abattoirs d’indemniser le stockage privé de leur viande bovine surgelée pendant 3 à 6 mois. Mais 1 900 tonnes seulement ont été stockées de mai à août par l’ensemble des abattoirs européens. De fait, le stockage à la ferme d’animaux sur pied a été la solution de régulation préférée de la filière, plutôt que le stockage de viande en frigos proposé par Bruxelles.

Le marché européen est déconnecté du marché international depuis le début d’année. Les exports européens sur pays tiers sont en baisse de 8% au premier semestre, alors même que la Chine a beaucoup augmenté ses achats, ce qui a profité à d’autres exportateurs.

Le prix des veaux de boucherie a décroché de près de 10% pendant le confinement par rapport à l’an dernier. La consommation de veau a beaucoup perdu à la fermeture de la restauration et n’a pas été compensée par des achats au domicile. Les intégrateurs ont freiné les mises en place et ont ainsi pu stabiliser les prix en juin avant un redémarrage en août. Fin août le prix du veau de boucherie a rejoint son niveau de 2019, mais les volumes de production sont en recul de 5% depuis le début d’année.

Ces difficultés sur le marché du veau gras se sont propagées aux veaux de 8 jours mâles laitiers qui fournissent l’essentiel des abattages des veaux de boucherie. Les prix n’ont pas connu leur embellie habituelle au printemps, et de nombreux invendus restent dans les élevages laitiers.

 

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