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Retour formation : Découvrir des techniques d'élevage innovantes en Bretagne

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3 jours en Bretagne à la rencontre de fermes bio et herbagères qui déploient des moyens pour simplifier le travail et pour améliorer la performance économique de l’exploitation. Voici quelques solutions vues en formation avec un groupe de 15 personnes, début juillet 2021, entre Ille et Vilaine et Finistère.

 

Episode 2 : surface à pâturer supplémentaire avec un boviduc ou une 2e salle de traite, le micro BA, un chemin recouvert de bâche filet, la monotraite quand on le veut.

 

 

Agrandir la surface pâturable : avec un boviduc ou avec une 2e salle de traite

35 ares par vache initialement. En pâturant la parcelle de l’autre côté de la route, la surface par vache augmente à 50 ares. Une augmentation notoire qui permet d’envisager l’été parfois sans fourrage complémentaire à distribuer ! L’idée est d’installer un boviduc, notamment avec un robot de traite qui demande une circulation continue des animaux vers les parcelles. L’investissement est certes élevé mais permettrait de concilier encore plus pâturage et robot, avec 60 000 € de budget et une potentielle aide aux investissements de 20 000 €. Une autre ferme mentionne ce même budget pour traverser une route départementale, mais ce coût est réduit à 30 000 € pour une route communale.

Une 2e salle de traite pour remplacer l’autochargeuse ? L’installation du dernier associé a permis de reprendre des bâtiments désaffectés avec une salle de traite, à valeur presque nulle mais en état de marche, à une distance de 800 m du site principal et créant un îlot distant de 30 ha. Les vaches changent maintenant de site toutes les 3 semaines et l’autochargeuse a été vendue. Ce nouveau site accueille désormais les génisses en hiver.

 

Le régime fiscal du micro BA pour limiter MSA et impôts directs

Le micro BA ou micro Bénéfice Agricole est appliqué dans 3 fermes commerciales sur 4 ! Cette formule remplace depuis 2016 le régime du forfait agricole. Elle permet un calcul forfaitaire des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu sans lien avec le revenu réel de l’exploitation. Pour pouvoir en bénéficier, il faut se situer en dessous d’un niveau de chiffre d’affaires par associé de 85 800 € HT en moyenne sur 3 ans. Le revenu imposable, ainsi que l’assiette des cotisations sociales, est déterminé par un abattement de 87 % sur ce chiffre d’affaires, intéressant lorsque les charges effectives représentent moins de 87 % du chiffre d’affaires, soit un revenu imposable maximum de 11 154 €. C’est une stratégie qui oblige à limiter et surveiller le chiffre d’affaires, sous peine de basculer dans le régime d’imposition des bénéfices réels. Puisque le chiffre d’affaires est limité, un bon résultat économique ne peut être envisagé qu’avec des charges écrasées et des frais fixes partagés à plusieurs associés.

Chemin d’accès aux pâtures recouvert d’une bâche filet

Voici un aménagement de chemin peu ordinaire. Il est recouvert d’un filet de protection des tas d’ensilage sur une largeur de 4,40 m. Celui-ci permet de retenir le sable de surface, donc pas d’entretien du chemin, et rend le chemin autonettoyant lors de pluie. Les règles classiques sont appliquées : pente pour l’évacuation de l’eau, décaissement et garnissage avec des matériaux grossiers compactés, puis couche souple ici avec du sable. Aucun passage de tracteur, seules les vaches et le quad sont autorisés sur ce chemin. Il a été réalisé récemment et la première année d’utilisation donne satisfaction.

 

La monotraite pour le bien-être de l’éleveur

Pendant quelques semaines, ou bien un jour par semaine, ou bien toute l’année : la monotraite s’utilise à la carte. Si vous avez un imprévu un soir, pourquoi ne pas sauter cette traite ? La mamelle sera tendue mais les acini stopperont leur sécrétion lactée sous l’effet de la pression. Les vaches pourront meugler si le trayeur vient les voir sans respecter le rituel, le mieux est de se faire très discret. A Trévarez (ferme expérimentale dans le Finistère), les mesures sur la suppression de la traite 1 soir par semaine montrent une baisse minime de la production (- 3 %) et une augmentation des taux autour de 0,4 point.

Chez un autre éleveur, au bout de 2 mois de monotraite, avec vêlages de printemps et d’automne, la production journalière est encore de 17 litres/jour, sans aucun concentré sur l’année. La situation leucocytaire et les conditions de logement sont importantes à prendre en compte pour démarrer la monotraite. Le moment du pâturage est propice à la bonne santé de la mamelle. Chez lui, seules 30 % des vaches reçoivent un traitement au moment du tarissement.

Sur une longue période ou sur l’année, la baisse de production d’établit  autour de 25 % et les taux augmentent de 2,5 points. La conduite alimentaire doit inévitablement être peu onéreuse pour compenser de moindres recettes laitières.

 

Ces adaptations vont dans le sens de la simplification du travail et de la performance économique. À chacun de trouver la trajectoire adaptée, qui doit être cohérente entre les aspirations, les moyens de l’exploitation et les résultats obtenus. Venez vous former, acquérir de nouvelles compétences pour faire évoluer votre exploitation. Le prochain voyage d’étude proposé en 2022 vise l’Irlande, si ses frontières s’ouvrent à nous.

 

Contactez-nous pour vous pré-inscrire :

thierry.metivier@remove-this.normandie.chambagri.fr

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